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Changement d'affectation14 min de lecture

Gîte, chambres d'hôtes, Airbnb : permis en Wallonie ? (2026)

Gîte, chambres d'hôtes, Airbnb en Wallonie : quand un permis d'urbanisme est requis (R.IV.4-1), l'exception de moins de 6 chambres, l'enregistrement.

Équipe éditoriale
Basé sur le CoDT wallon v.49.1 (octobre 2026)

Créer un gîte ou louer un logement sur Airbnb en Wallonie relève de deux réglementations distinctes. Côté urbanisme, depuis le 30 janvier 2023, la mise à disposition à titre onéreux, même à titre occasionnel, d'une ou de plusieurs pièces existantes comme hébergement touristique est une modification de destination soumise à permis d'urbanisme (article R.IV.4-1, alinéa 2, du CoDT). Une exception vise la mise à disposition de moins de six chambres chez l'habitant. Louer sa maison ou son appartement entier à des touristes, même seulement pendant ses vacances, entre en revanche dans la règle selon la circulaire ministérielle qui accompagne le texte. Côté tourisme, le Code wallon du Tourisme impose d'enregistrer l'hébergement auprès de Tourisme Wallonie avant toute mise en location. Ce guide reprend les textes officiels, les cas qui demandent un permis, ceux qui n'en demandent pas, et les points à faire confirmer par votre commune. Pour la notion générale de changement de destination, voir notre guide du changement d'affectation en Wallonie.

Votre cas précis

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Tableau récapitulatif — gîte, chambres d'hôtes, Airbnb : permis ou pas ?

Le tableau ci-dessous résume les situations visées par les sources officielles. Il ne remplace pas l'avis du service urbanisme de votre commune, qui reste compétent pour qualifier votre projet.

Hébergement touristique en Wallonie — permis d'urbanisme (CoDT, art. D.IV.4, al. 1er, 7°, et R.IV.4-1) et enregistrement (Code wallon du Tourisme). Sources : CoDT coordonné ; circulaire ministérielle du 16/12/2022 ; FAQ régionale sur wallonie.be ; Tourisme Wallonie (pages consultées le 26/10/2026).
SituationPermis d'urbanisme ?Enregistrement Tourisme Wallonie ?
Moins de six chambres chez l'habitant, dans une construction existante et en règle, sans travaux soumis à permisNon (R.IV.4-1, al. 2)Oui, avant toute mise en location
Six chambres ou plus chez l'habitantOui : l'exception ne s'applique plusOui
Gîte ou logement complet (cuisine, salle de bain ou salle d'eau, WC, chambre), même chez l'habitant et quelle que soit sa capacitéOui (FAQ régionale)Oui
Maison ou appartement entier loué à des touristes, même occasionnellement (par exemple pendant vos vacances)Oui : la circulaire ministérielle vise expressément « une habitation, une seconde résidence ou un appartement »Oui
Partie existante du bâtiment (grange, annexe, étage) transformée en hébergement touristiqueOui ; les travaux éventuels figurent dans la même demande (R.IV.4-1, al. 4)Oui
Hébergement déjà mis à disposition à titre onéreux avant le 30 janvier 2023Non visé par la règle de 2023 (conservez les preuves)Règles propres au Code du Tourisme : se renseigner auprès de Tourisme Wallonie
Seconde résidence prêtée gratuitementNon : la règle vise la mise à disposition à titre onéreuxNon, a priori : l'obligation vise l'hébergement proposé à la location (à confirmer auprès de Tourisme Wallonie)
Yourte, conteneur, tente, mobilhomeÀ faire vérifier par la commune (voir plus bas)Oui : tous les hébergements sont visés, quelle que soit leur forme
Hébergement touristique en Wallonie — permis d'urbanisme (CoDT, art. D.IV.4, al. 1er, 7°, et R.IV.4-1) et enregistrement (Code wallon du Tourisme). Sources : CoDT coordonné ; circulaire ministérielle du 16/12/2022 ; FAQ régionale sur wallonie.be ; Tourisme Wallonie (pages consultées le 26/10/2026).

« Moins de six chambres » signifie cinq chambres au maximum. Une chambre peut être composée d'une ou de plusieurs pièces, mais elle ne peut pas contenir l'ensemble des fonctions de base de l'habitat (R.IV.4-1, dernier alinéa, renvoyant à D.IV.4, alinéa 2).

Ce que dit exactement le CoDT

La règle figure à deux niveaux du Code du Développement territorial :

  • Article D.IV.4, alinéa 1er, 7° : est soumis à permis le fait de « modifier la destination de tout ou partie d'un bien, en ce compris par la création dans une construction existante d'un hébergement touristique ou d'une chambre occupée à titre de kot », pour autant que cette modification figure sur une liste arrêtée par le Gouvernement.
  • Article R.IV.4-1, alinéa 2 (inséré par l'arrêté du Gouvernement wallon du 8 décembre 2022) : « La mise à disposition à titre onéreux, même à titre occasionnel, d'une ou de plusieurs pièces existantes à titre d'hébergement touristique est une modification de destination de tout ou partie d'un bien. Toutefois la mise à disposition de moins de six chambres occupées à titre d'hébergement touristique chez l'habitant n'est pas soumise à permis. »
  • Article R.IV.4-1, dernier alinéa : « la chambre peut être composée d'une ou de plusieurs pièces mais ne peut pas contenir l'ensemble des fonctions de base de l'habitat telles qu'énumérées à l'article D.IV.4, alinéa 2 », c'est-à-dire cuisine, salle de bain ou salle d'eau, WC et chambre.
  • Entrée en vigueur : la règle s'applique aux hébergements touristiques mis à disposition à titre onéreux pour la première fois après l'entrée en vigueur de l'arrêté, le 30 janvier 2023. Elle ne s'applique pas non plus lorsqu'un permis délivré avant cette date autorisait la création de l'hébergement et qu'il ressort explicitement du dossier ou du permis que les travaux étaient destinés à cette fin (conditions cumulatives reprises en note de R.IV.4-1).

L'arrêté du 8 décembre 2022 est publié sur Wallex. Le CoDT coordonné est consultable sur le site du SPW Territoire.

L'exception des moins de six chambres chez l'habitant : les conditions

La FAQ régionale publiée sur wallonie.be et la circulaire ministérielle relative à la création d'hébergements touristiques, signée le 16 décembre 2022, précisent la portée de l'exception :

  • les chambres se trouvent chez l'habitant, dans une construction existante ;
  • la construction est en règle sur le plan urbanistique, volumes secondaires et annexes compris ;
  • les travaux nécessaires pour accueillir ces chambres ne sont pas eux-mêmes soumis à permis en vertu de D.IV.4, alinéa 1er : si c'est le cas, l'exception ne s'applique pas ;
  • aucune chambre ne réunit cuisine, salle de bain ou salle d'eau, WC et chambre. Selon la FAQ, « la création d'un gîte disposant de l'ensemble de ces fonctions, même chez l'habitant et peu importe sa capacité, ne peut bénéficier de cette exonération et doit faire l'objet d'un permis d'urbanisme ».
  • l'habitant est une personne physique qui a là sa résidence habituelle ; selon la circulaire, l'objectif de cette condition est « qu'une personne qui n'est pas un touriste soit présente sur place » ;
  • une chambre avec salle de bain ou de douche et WC reste une chambre au sens de R.IV.4-1 ; avec en plus un coin cuisine, « comme l'on en trouve habituellement dans les appart-hôtels », elle ne l'est plus (circulaire) ;
  • les chambres déjà exploitées avant 2023 comptent : selon l'exemple de la circulaire, un exploitant qui a 4 chambres et en aménage 2 de plus doit demander un permis ;
  • la construction doit être légale : selon la circulaire, l'exonération ne concerne pas des chambres d'hôtes situées « dans une construction illégale ».

Ne confondez pas avec la règle des kots : pour eux, seule « la création d'une seule chambre occupée à titre de kot » chez l'habitant échappe au permis (D.IV.4). Les seuils ne sont pas les mêmes.

Faut-il un architecte pour un permis de gîte ?

Pas nécessairement. L'article R.IV.1-2, 2°, du CoDT dispense du concours obligatoire d'un architecte la modification de destination visée à D.IV.4, alinéa 1er, 7°, à la condition que les actes et travaux envisagés ne portent pas atteinte aux structures portantes du bâtiment ou n'entraînent pas une modification de son volume construit ou de son aspect architectural autre que la modification de son enveloppe. La FAQ régionale et la circulaire ministérielle (point 6) reprennent cette règle. Tourisme Wallonie la résume en citant aussi l'enveloppe : c'est le texte de R.IV.1-2, 2°, qui fait foi, et la commune tranche en cas de doute. Le formulaire suit le concours de l'architecte : annexe 6 si le projet en est dispensé, annexe 4 s'il le requiert. Voir notre comparatif annexe 6 ou annexe 4.

  • Sans travaux, un permis reste nécessaire. La FAQ régionale l'écrit en toutes lettres : « La création d'un hébergement touristique est soumise à permis d'urbanisme même si celle-ci ne nécessite pas la réalisation de travaux particuliers. »
  • Avec travaux, la modification de destination et les travaux font l'objet d'une seule et même demande (R.IV.4-1, al. 4).
  • Certaines exonérations de la nomenclature excluent l'hébergement touristique. Les rubriques B.2, B.4, E.1 et E.5 de R.IV.1-1 (transformations, volumes annexes) ne visent que des pièces ou volumes non destinés à l'habitation ou à l'hébergement touristique. Si votre projet comporte des travaux de transformation ou une annexe, faites qualifier leur régime par la commune.

Comment la commune examine votre demande

La demande est introduite auprès du service urbanisme de la commune où se situe le bien. Selon wallonie.be, la commune se prononce « en prenant en compte la localisation du projet, l'intégration au sein des paysages bâti et non-bâti, le charroi et le stationnement, la gestion des vues et le bruit ». Comme pour toute demande, l'examen porte aussi sur le cadre légal qui s'impose au bien (plan de secteur, guides, schémas) et sur le bon aménagement des lieux.

  • Circulaire ministérielle relative à la création d'hébergements touristiques, signée à Namur le 16 décembre 2022 (la FAQ régionale la date du 19 décembre 2022) : elle détaille pour les communes les critères de localisation, d'intégration paysagère, de charroi et de stationnement, de vues, de bruit et de rejets (PDF du SPW Territoire).
  • Surdensité : selon la FAQ, elle « se définit par rapport à la capacité des hébergements touristiques (nombre de lits) et non par rapport au nombre d'infrastructures » ; ce sont les autorités locales qui l'apprécient.
  • Avis : « dans la plupart des cas », aucune consultation n'est obligatoire ; le collège communal, le fonctionnaire délégué ou le Gouvernement peuvent toutefois consulter, par exemple, le Commissariat général au Tourisme (FAQ régionale).
  • Délais : la décision du collège communal est envoyée dans les 30, 75 ou 115 jours de l'accusé de réception, selon les mesures de publicité et les avis requis ; le collège peut proroger ce délai de 20 jours (art. D.IV.46). Voir notre guide des délais de permis.

Un dossier qui répond d'avance à ces critères (stationnement, accès, vues vers les voisins, bruit, capacité en lits) facilite l'instruction. Vérifiez d'abord la zone du plan de secteur et les contraintes de votre parcelle avec notre outil WalOnMap gratuit. Hors urbanisme, vérifiez aussi votre règlement de copropriété ou votre bail, et les éventuels règlements ou taxes de votre commune sur les hébergements touristiques.

Plan de secteur : la zone de votre bien peut tout bloquer

La circulaire ministérielle résume, « de manière générale », la compatibilité d'un projet d'hébergement touristique avec les zones du plan de secteur. Elle précise qu'une compatibilité « ne signifie pas d'office l'octroi du permis ». En cas d'incompatibilité, une dérogation au plan de secteur reste une faculté, « pas un droit », qui implique un avis conforme du fonctionnaire délégué et une enquête publique.

Compatibilité d'un hébergement touristique avec les zones du plan de secteur, d'après le tableau de la circulaire ministérielle relative à la création d'hébergements touristiques (16/12/2022, point 4.2). Résumé : consultez le texte complet (https://territoire.wallonie.be/storage/territoire/documents/content/page/codt/circulaire-hebergement-touristique.pdf).
Zone du plan de secteurCompatibilitéConditions indiquées par la circulaire
Zone d'habitatOui, sous conditionsNe pas mettre en péril la destination principale de la zone ; être compatible avec le voisinage
Zone d'habitat à caractère ruralOui, sous conditionsMêmes conditions, non applicables à une activité de diversification d'une exploitation agricole (R.II.36-1)
Zone d'habitat vertOui, sous conditionsÀ titre exceptionnel (2 % des parcelles de la zone au plus) : constructions ou installations de tourisme alternatif, yourtes et cabanes dans les arbres comprises, de 60 m² de superficie brute de plancher au plus, sans étage, sauf permis de lotir ou d'urbanisation plus favorable
Zone de loisirsOui—
Zone agricoleOui, sous conditionsActivité de diversification d'une exploitation agricole, et non d'un tiers (R.II.36-1)
Zone forestièreOui, sous conditionsHébergement de loisirs visé par D.II.37, § 4 et § 5, R.II.37-10, R.II.37-11, § 2, et R.II.37-14
Zone de parcOui, sous conditionsCaractère complémentaire, superficie par rapport à la zone, conditions de R.II.40-1, al. 1er, 5° ou 6°, ou schéma d'orientation local
Zone de services publics et d'équipements communautairesNon, sauf exceptionPar exemple un hébergement qui serait aussi un équipement communautaire
Zone d'activité économique industrielleNon, sauf service auxiliaire—
Zones d'activité économique mixte ou spécifique, d'extraction, de dépendances d'extraction, d'espaces verts, naturelleNon—
Zone d'aménagement communal concertéVoir le schéma d'orientation local—
Zone d'aménagement communal concerté à caractère économiqueNon, mais voir le schéma d'orientation local—
Zones d'enjeu régional et d'enjeu communalVoir la carte d'affectation des sols—
Compatibilité d'un hébergement touristique avec les zones du plan de secteur, d'après le tableau de la circulaire ministérielle relative à la création d'hébergements touristiques (16/12/2022, point 4.2). Résumé : consultez le texte complet (https://territoire.wallonie.be/storage/territoire/documents/content/page/codt/circulaire-hebergement-touristique.pdf).

Le passage d'une grange en zone agricole à un gîte n'est donc pas admis d'office : la circulaire le lie à une diversification de l'exploitation agricole elle-même. Vérifiez la zone de votre parcelle avec notre outil WalOnMap gratuit, puis faites-la confirmer par la commune.

L'enregistrement auprès de Tourisme Wallonie

Le permis d'urbanisme ne suffit pas. Selon la démarche officielle « Créer et gérer un hébergement touristique » (mise à jour le 28/09/2026), « toute personne qui, en Wallonie de langue française, propose un hébergement touristique à la location doit s'enregistrer avant toute mise en location ». Tous les hébergements sont visés, quelle que soit leur forme : chambre chez l'habitant, hébergement locatif, appartement, bateau, yourte, cabane dans les arbres… L'exploitant doit :

  • communiquer les informations demandées (identité, adresse, capacité de l'hébergement…) ;
  • fournir une attestation de sécurité-incendie (ASI) ou de contrôle simplifié (ACS) ;
  • fournir un extrait de casier judiciaire délivré depuis moins de 6 mois ;
  • introduire la démarche en ligne sur la plateforme de Tourisme Wallonie ; elle est gratuite.

Selon Tourisme Wallonie, l'enregistrement peut être suspendu, notamment « en cas de non-respect d'autres dispositions réglementaires (urbanisme, environnement…) » ; l'hébergement ne peut alors plus être exploité tant que la suspension n'est pas levée. Le Code wallon du Tourisme a été remplacé par le décret du 8 février 2024 ; l'ancien Code s'appliquait jusqu'au 30 juin 2025 (Tourisme Wallonie).

Yourte, conteneur, tente : un cas à part

La circulaire ministérielle (points 3.1 et 3.2) et la FAQ régionale indiquent que l'obligation de permis pour la création d'un hébergement touristique par modification de destination ne concerne ni les installations fixes ni les installations mobiles existantes, « tels que les containers posés au sol, les péniches, les tentes, les mobilhomes ». La circulaire ajoute aussitôt plusieurs rappels :

  • placer une ou plusieurs installations fixes ou mobiles sur un terrain est soumis à permis en vertu de D.IV.4, al. 1er, 1° et 15°, sauf exonérations de R.IV.1-1, et à l'exception des installations mobiles autorisées par le Code wallon du tourisme ;
  • les rubriques B.2, B.4, E.1, E.3 et E.5 de la nomenclature ont été, selon la circulaire, « complétés » pour éviter que des constructions exonérées soient « utilisées de manière détournée pour créer un nouvel hébergement touristique » ;
  • installer une roulotte ou une caravane destinée à être louée n'entre pas dans R.IV.4-1, mais « peut nécessiter tout de même un permis d'urbanisme en vertu de l'article D.IV.4, alinéa 1er, 15° » ;
  • depuis l'arrêté du 25 avril 2024, R.IV.4-1 vise la nouvelle fonction créée dans une construction existante « dans une installation fixe ou en dehors de celles-ci » : la circulaire et la FAQ régionale, qui datent de 2022, sont antérieures à cette modification ; faites confirmer votre cas par la commune ;
  • la nomenclature exonère, sous conditions, l'hébergement touristique pouvant utiliser la dénomination « à la ferme » en installations mobiles : six abris mobiles et trente personnes au maximum, conformité au plan de secteur, hors zone soumise à un aléa élevé d'inondation (R.IV.1-1, rubrique U.1).

Pour ces projets, ne vous fiez pas aux seules FAQ et circulaire : faites confirmer le régime par le service urbanisme de la commune avant d'investir. Voir aussi nos guides sur le container et la tiny house.

En résumé

En Wallonie, créer un hébergement touristique dans une construction existante demande en principe un permis d'urbanisme, même sans travaux et même pour une location occasionnelle (R.IV.4-1). Louer sa maison entière à des touristes y entre aussi, selon la circulaire ministérielle. La mise à disposition de moins de six chambres chez l'habitant y échappe, sous conditions ; un gîte qui réunit toutes les fonctions d'un logement, jamais. L'architecte n'est pas obligatoire tant que les travaux ne touchent ni la structure portante, ni le volume, ni l'aspect architectural au-delà de l'enveloppe (R.IV.1-2, 2°). Dans tous les cas, l'enregistrement auprès de Tourisme Wallonie est obligatoire avant la première location. Avant d'investir, vérifiez la zone du plan de secteur de votre parcelle avec notre outil WalOnMap gratuit et faites confirmer votre cas par la commune.

Questions fréquentes

Je loue ma maison sur Airbnb quand je pars en vacances : faut-il un permis ?

Oui, en principe. La circulaire ministérielle relative à la création d'hébergements touristiques range expressément dans le champ de R.IV.4-1 « la mise à disposition en tant qu'hébergement touristique, à titre onéreux, même à titre occasionnel, d'une habitation, d'une seconde résidence ou d'un appartement ». L'exception des moins de six chambres « chez l'habitant » ne couvre pas ce cas : selon la circulaire, elle suppose « qu'une personne qui n'est pas un touriste soit présente sur place ». Sortent notamment du champ l'usage privé ou la mise à disposition gratuite d'une résidence secondaire, et la location par bail d'habitation, bail étudiant ou colocation. L'enregistrement auprès de Tourisme Wallonie est aussi requis avant la première location. Une circulaire sert à interpréter le texte ; en cas de doute, faites confirmer votre cas par écrit par la commune.

Je propose trois chambres d'hôtes dans ma maison : quelles démarches ?

La mise à disposition de moins de six chambres chez l'habitant n'est pas soumise à permis (R.IV.4-1, al. 2), si la maison est en règle sur le plan urbanistique, si aucune chambre ne réunit toutes les fonctions d'un logement et si les aménagements nécessaires ne demandent pas eux-mêmes un permis. L'enregistrement auprès de Tourisme Wallonie reste obligatoire avant la première location (attestation de sécurité-incendie ou de contrôle simplifié, extrait de casier judiciaire).

Mon gîte était déjà loué avant 2023 : dois-je demander un permis ?

Selon la circulaire ministérielle, « en vertu du principe général de non-rétroactivité », aucun permis n'est obligatoire au titre de R.IV.4-1 pour les hébergements touristiques « qui ont au moins déjà été mis une fois à disposition à titre onéreux avant l'entrée en vigueur du texte », le 30 janvier 2023. Si vous demandez plus tard un permis (pour agrandir, par exemple), c'est à vous de prouver cette antériorité : la circulaire cite la copie de la déclaration prévue par l'article 201/1 D de l'ancien Code wallon du tourisme, l'inscription sur un site de locations de vacances, les contrats, photos et factures. Cela ne régularise pas d'éventuels travaux réalisés sans permis, qui suivent leur propre régime, notamment la présomption de conformité et ses conditions.

Que risque-t-on à exploiter un gîte sans permis ?

Exécuter sans permis un acte visé à D.IV.4, dont la modification de destination, est une infraction urbanistique (D.VII.1, § 1er, 1°). Les suites possibles sont décrites dans notre article sur les travaux sans permis : transaction, poursuites, remise en état ordonnée par le tribunal. Côté tourisme, l'enregistrement peut être suspendu en cas de non-respect des règles d'urbanisme (Tourisme Wallonie).

Où trouver les textes officiels ?

La règle est à l'article R.IV.4-1 du CoDT, modifié par l'arrêté du Gouvernement wallon du 8 décembre 2022 (Wallex). La circulaire ministérielle du 16 décembre 2022 est publiée par le SPW Territoire, et la FAQ régionale figure dans la démarche « Créer et gérer un hébergement touristique » sur wallonie.be. La dispense d'architecte est à l'article R.IV.1-2, 2°. L'enregistrement relève du Code wallon du Tourisme (décret du 8 février 2024), géré par Tourisme Wallonie.

Sources officielles consultées

Méthodologie : cet article s'appuie sur les sources officielles ci-dessus (CoDT, Wallex, Moniteur belge, SPW, UVCW) ; ses références réglementaires sont vérifiées et mises à jour régulièrement.

Avertissement : Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Il est basé sur le CoDT wallon en vigueur (version consolidée v.49.1, applicable depuis le 1er octobre 2026). Des règlements locaux (PCA, lotissement, RCU) peuvent s'appliquer en plus des règles régionales. Consultez toujours votre administration communale avant de démarrer des travaux.

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