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Réglementation CoDT7 min de lecture

Rapport d'infiltration Wallonie : eaux pluviales permis 2026

Rapport d'infiltration et gestion des eaux pluviales en Wallonie : qui doit le fournir, comment le réaliser, solutions techniques (puits perdus, noue, bassin), coût et obligations légales (Code de l'eau) 2026.

Équipe éditoriale fautilunpermis.be
Revue par un architecte wallon partenaire (HMONP)
·
Basé sur le CoDT wallon v.46.2 (mai 2026)

En Wallonie, la gestion des eaux pluviales à la parcelle est un principe imposé par le Code de l'eau (Livre II du Code de l'Environnement) : lorsqu'un projet crée de nouvelles surfaces imperméables, les eaux de pluie doivent d'abord être infiltrées sur le terrain (puits perdus, noue, bassin de tamponnement) plutôt que rejetées à l'égout ou en voirie. Pour le démontrer, l'administration demande souvent une note technique d'infiltration jointe au dossier de permis. Il n'existe toutefois pas de « rapport d'infiltration » réglementaire déclenché par un seuil de surface unique à l'échelle régionale : l'exigence s'apprécie au cas par cas, et votre commune peut préciser ses propres règles. Voici ce qu'il faut savoir en 2026. Consultez aussi notre guide sur les dispenses de permis en Wallonie.

Votre cas précis

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Tableau récapitulatif — quand un rapport d'infiltration est requis

L'obligation dépend de la surface imperméable créée et de la nature du projet :

Gestion des eaux pluviales en Wallonie — repères pratiques selon le projet. Le fondement légal est le Code de l'eau (art. R.277 et R.279) ; les surfaces ci-dessous sont des repères indicatifs, non des seuils réglementaires, et sont à confirmer auprès de votre commune.
Type de projetSurface imperméableRapport requis ?Solution recommandée
Maison neuve / extension > 50 m² toiture nouvelle> 50 m²Oui (joint au permis)Puits perdus + récupérateur eau pluie 5 000 L
Terrasse / allée carrossable / parking privé> 80 m² cumulésOui sauf perméablePavés drainants OU noue d'infiltration
Carport / abri imperméable (toit étanche)> 40 m²RecommandéRécupération + puits perdus
Piscine enterréeToute taille (déblais)Oui (déblais + bassin)Bassin de rétention temporaire
Rénovation toiture sans extension surface0 (pas de nouvelle surface)Non
Bien en zone d'aléa élevé d'inondationSelon la communeGestion renforcéeÉtude hydraulique dédiée souvent requise
Gestion des eaux pluviales en Wallonie — repères pratiques selon le projet. Le fondement légal est le Code de l'eau (art. R.277 et R.279) ; les surfaces ci-dessous sont des repères indicatifs, non des seuils réglementaires, et sont à confirmer auprès de votre commune.

La note d'infiltration est distincte du certificat PEB et du dossier annexe 4/9. Elle fait partie des annexes techniques du permis — souvent rédigée par l'architecte ou un ingénieur en environnement. Pour un petit projet sans création notable de surface imperméable, elle n'est généralement pas demandée, mais cela dépend de votre commune.

Le cadre légal : le Code de l'eau (art. R.277 et R.279)

En Wallonie, l'obligation de gérer les eaux pluviales à la parcelle découle du Code de l'eau (Livre II du Code de l'Environnement), et plus précisément des articles R.277 (biens en zone d'assainissement collectif) et R.279 (assainissement autonome), tels que modifiés par l'arrêté du Gouvernement wallon du 1er décembre 2016 (M.B. 28 décembre 2016), en vigueur depuis le 1er janvier 2017. Ces articles fixent une hiérarchie : les eaux pluviales doivent être évacuées *prioritairement par infiltration dans le sol* ; à défaut de possibilité technique, vers une voie artificielle d'écoulement ou une eau de surface ordinaire ; et en dernier recours seulement, à l'égout. Pour toute habitation nouvelle, les réseaux d'eaux pluviales et d'eaux usées doivent en outre être séparés. À titre d'aide à la conception — sans valeur réglementaire — le SPW a publié en juin 2023 un Référentiel « Gestion durable des eaux pluviales ».

Comment réaliser le rapport d'infiltration ?

Le rapport doit démontrer techniquement la faisabilité de l'infiltration. Étapes :

  • Étape 1 — Test de perméabilité du sol (sondage tarière + remplissage trou témoin chronométré). Réalisé par l'architecte, un géotechnicien ou un bureau d'études environnement
  • Étape 2 — Calcul du volume de rétention selon la surface imperméable et le coefficient de ruissellement, en se référant aux paramètres du guide technique du SPW (Groupe transversal Inondations) — un document d'aide, sans valeur réglementaire
  • Étape 3 — Dimensionnement de l'ouvrage d'infiltration (puits perdus, noue, bassin)
  • Étape 4 — Plan d'implantation de l'ouvrage, à distance suffisante des fondations et des limites mitoyennes (aucune distance précise n'est fixée par un texte régional — vérifiez le règlement communal), hors zone d'aléa d'inondation
  • Étape 5 — Note de calcul + plan d'évacuation de trop-plein en cas d'orage exceptionnel (généralement raccord à l'égout public ou cours d'eau via canalisation tampon)

Sur sol argileux (très peu perméable, fréquent en Hainaut et Brabant Wallon), l'infiltration pure n'est pas toujours possible. La solution alternative est le bassin de tamponnement qui retient temporairement avant rejet à débit limité vers l'égout.

Les 4 solutions techniques principales

Selon le sol, l'espace disponible et le budget :

  • Puits perdus — Cylindre béton perforé enterré, rempli de gravier, raccordé aux gouttières. Diamètre 0,8-1,5 m, profondeur 1,5-3 m. Coût : 800-1 800 € (matériaux + pose). Idéal sol sablonneux
  • Noue d'infiltration — Fossé peu profond végétalisé (largeur 1-2 m, profondeur 0,3-0,5 m). Esthétique + fonctionnel. Coût : 50-100 €/m linéaire. Idéal grand jardin
  • Bassin de rétention — Bassin enterré (béton ou polyéthylène) tamponnant l'eau avant rejet à débit limité. Volume 2-10 m³ pour habitation. Coût : 2 500-7 000 €. Indispensable sol argileux
  • Récupérateur d'eau de pluie — Cuve enterrée 3 000-15 000 L pour usage WC, jardin, lavage. Coût : 1 500-5 000 €. Réduit le volume à infiltrer + économie eau potable

Coûts et financement

Le rapport d'infiltration + sa réalisation représente 1-3 % du budget construction. Repères 2026 :

  • Étude + rapport d'infiltration (architecte ou bureau d'études) : 400-1 200 €
  • Test de perméabilité du sol : 150-400 € (sondage tarière)
  • Solution technique (matériel + pose) : 800-7 000 € selon dimensionnement
  • Total typique maison neuve 150 m² : 2 500-9 500 €
  • Aides : la Prime Habitation régionale wallonne cible les travaux énergétiques et ne couvre pas les citernes d'eau de pluie ; en revanche, certaines communes accordent des primes locales (montants très variables) pour une citerne ou une noue — renseignez-vous auprès de votre commune

En résumé

En Wallonie, la gestion des eaux pluviales à la parcelle est imposée par le Code de l'eau (art. R.277 et R.279) : l'eau de pluie doit être infiltrée en priorité sur le terrain (puits perdus, noue, bassin de rétention) avant tout rejet à l'égout. Il n'existe pas de seuil de surface réglementaire unique déclenchant un « rapport d'infiltration » — l'exigence d'une note technique s'apprécie au cas par cas et dépend de votre commune. Coût typique de l'étude et de l'ouvrage : 2 500-9 500 € pour une maison standard. Avant de déposer, une vérification communale préalable est vivement recommandée, en particulier en zone urbanisée dense ou en zone d'aléa d'inondation.

Questions fréquentes

Mon projet est < 50 m² imperméable. Suis-je dispensé ?

En pratique, souvent oui pour un petit projet — mais attention : il n'existe pas de seuil réglementaire régional unique (le « 50 m² » est un repère courant, pas une règle légale). Le Code de l'eau impose la gestion des eaux pluviales à la parcelle sans fixer de seuil de surface ; l'exigence d'une note d'infiltration s'apprécie au cas par cas et dépend surtout de votre commune (RCU, PCA) et de la situation (zone d'aléa d'inondation). Vérifiez votre cas via une consultation communale préalable.

Le permis peut-il être refusé sur la seule base du rapport d'infiltration ?

Oui. Un rapport absent, manifestement insuffisant ou démontrant l'impossibilité technique d'infiltrer (sol imperméable + pas de place pour bassin) peut entraîner un refus ou une demande de modification du projet. C'est l'un des motifs de refus les plus fréquents pour les permis résidentiels en zone urbanisée dense.

Puis-je raccorder directement aux égouts publics au lieu d'infiltrer ?

Non, sauf cas exceptionnel justifié (sol impropre + démonstration que toute autre solution est impossible). Le principe wallon est l'infiltration prioritaire à la parcelle. Le raccordement à l'égout est admis pour le trop-plein de l'ouvrage d'infiltration en cas d'orage exceptionnel, pas comme solution principale.

Existe-t-il des primes pour les ouvrages d'infiltration ?

Pas au niveau régional : la Prime Habitation wallonne finance les travaux énergétiques (chauffage, isolation, ventilation) et ne couvre pas les citernes ni les ouvrages d'infiltration. En revanche, plusieurs communes wallonnes accordent des primes locales (montants très variables d'une commune à l'autre) pour une citerne d'eau de pluie, une noue végétalisée ou la déminéralisation des sols. Renseignez-vous auprès du service environnement de votre commune.

Qui peut rédiger le rapport d'infiltration ?

L'architecte HMONP en charge du dossier de permis (le plus courant). Sinon : un ingénieur en environnement, un géotechnicien certifié, ou un bureau d'études spécialisé. Le rapport doit être signé par un professionnel qualifié — un particulier ne peut pas rédiger ce document lui-même pour un permis d'urbanisme.

Sources officielles consultées

Méthodologie : cet article s'appuie sur les sources officielles ci-dessus (CoDT, Wallex, Moniteur belge, SPW, UVCW) ; ses références réglementaires sont vérifiées et mises à jour régulièrement.

Avertissement :Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un avis juridique. Il est basé sur le CoDT wallon en vigueur (version consolidée v.46.2, applicable au 25 mai 2026). Des règlements locaux (PCA, lotissement, RCU) peuvent s'appliquer en plus des règles régionales. Consultez toujours votre administration communale avant de démarrer des travaux.

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